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La chose se communique d’une manière ou d’une autre
oooElle trouvait intéressant de penser qu’il vivait dans des réalités superposées.
oooBeaucoup de choses sont intéressantes, idiote, mais bien loin d’être vraies.
oooElle se rappela qu’il fallait des piles pour le magnétophone.
oooElle aimait penser. Qu’aimait-elle penser ?
Elle passait une journée morose et voulait que ce soit la faute du brouillard.
oooPeut-être qu’il tombe, qu’il dérape, si c’est un mot utile, de son expérience d’un monde objectif, la description la plus profonde de l’espace-temps, où il ne perçoit pas le sens d’une direction — qu’il dérape dans son expérience à elle, l’expérience de chacun, l’insouciante et banale chronologie sans nuages des événements.
oooSuis-je le premier humain à détourner un extraterrestre ?
oooLe brouillard sombre avançait telle une masse d’airain sur l’eau mais ensuite il se déforma en touchant terre, engloutissant tout dans une bouillasse amibienne.
oooS’il n’est d’autre ordre séquentiel que celui que nous engendrons pour être en sécurité dans le monde, alors il est peut-être possible de, quoi, de passer d’un état sans nom à un autre, sauf que manifestement ça ne l’est pas.
oooElle se souvint qu’il lui fallait des piles. Elle s’enjoignit rappelle-toi.
oooC’était le genre de journée où tu oublies les mots et tu laisses tomber des choses et tu te demandes ce qu c’est que tu es venue chercher dans la pièce parce que tu es là pour une raison et il faut te répéter que c’est juste une question de tôt ou tard avant de te rappeler parce que tu te rappelles toujours une fois que tu es là.
oooLa chose se communique d’une manière ou d’une autre. p.84-85
Don Delillo
Body art
Actes Sud an 2001
Publié dans Lecture
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En fleurs
– T’en fais-tu beaucoup du terrain, à Paris ? demanda-t-il.
– Le plus possible. Et puis je marche, je déambule, je rêve.
– T’es chanceux. Tu résous tes affaires en pelletant des nuages ?
– D’une certaine manière, dit Adamsberg dans un sourire. p.168
Fred Vargas
Sous les vents de Neptune
Editions J’ai lu n°8175
Publié dans Général, Joie, Lecture
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Naïve ?
naïf \na.if\
1 – Naturel, ingénu, sans fard, sans apprêt, sans artifice.
La population de Saint-David m’intéressait fort par ses mœurs simples et naïves et parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
Les grâces naïves de l’enfance.
2 – Qui retrace simplement la vérité, qui imite la nature sans laisser paraître d’artifice ni d’effort.
Faire une description, une relation, une peinture naïve de quelque chose.
3 – Qui n’est pas concerté, qui n’est pas étudié.
Avoir quelque chose de naïf dans l’humeur, dans l’esprit, dans l’air.
4 – Qui dit sa pensée sans détour, ingénument, en parlant des personnes.
C’est un homme naïf, une personne franche et naïve.
5 – Qui dit, par un excès de simplicité, ce qu’il aurait intérêt à cacher.
Que la réalité ne corresponde pas au rêve, seuls les naïfs s’en étonneront. D’abord, il y eut autant de rêves que de rêveurs. […] Enfin, et surtout, si les hommes pouvaient réaliser leurs utopies, cela se saurait. — (Élie Barnavi, L’Europe comme utopie, dans Marianne du 13 août 2011, p.81)
6 – Qui, par excès de simplicité, se laisse facilement tromper.
Il leur faut des électeurs ouvriers assez naïfs pour se laisser duper par des phrases ronflantes sur le collectivisme futur. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.157)
7 – (Par extension) Qualifie certaines choses de l’humanité, dans tous les sens analogues.
Amour-propre naïf.
Une vanité naïve.
Il lui est échappé une réponse bien naïve.
Publié dans Des plans, Général
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à deux
épreuve \e.pʁœv\ féminin
1 – Action d’éprouver quelque chose ou quelqu’un, essai, expérience qu’on fait de quelque chose.
Ce blindage est à l’épreuve des balles.
Sa volonté est mise à rude épreuve.
2 – Partie d’examen ou de concours ; compétition sportive.
Ceux qui, à la première épreuve, auraient manqué complètement la pancarte blanche, devaient se retirer immédiatement et renoncer à concourir. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
Épreuve écrite de français au baccalauréat.
3 – Malheur, obstacle de la vie, danger, etc.
Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu’ils se représentaient l’histoire de l’Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)

Publié dans Des plans
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Parier
– Qu’est-ce que vous avez foutu, avec Lamarre, pendant la planque d’hier soir ? Demanda-t-il abruptement. Château dit qu’il est rentré à 22H55, mais vous ne l’avez pas vu.
– Il a pu rentrer par les toits, dit Justin.
– Mais non, l’accès par le parking est maintenant surveillé. Qu’est-ce que vous avez foutu ?
– On n’a pas bougé d’un mètre, commissaire.
– Ce qui n’empêche pas de faire quelque chose. Lieutenant, je ne vous passe pas la guillotine mais réfléchissez, c’est important.
– C’est-à-dire qu’à un moment, on a joué à pile ou face. La pièce a roulé un peu loin. Le temps qu’on la récupère et qu’on l’examine, je dirais une minute. C’était quand même une pièce de deux.
– Largement le temps pour Château d’entrer dans l’immeuble.
– Oui
– Pendant que vous jouiez.
– Oui.
– Sur quoi pariiez-vous ?
– Savoir si Château allait ou non rentrer.
– Et qu’a dit la pièce ?
– Qu’il allait rentrer.
Fred Vargas
Temps glaciaires
Flammarion an 2015, p.437-438
Publié dans Lecture
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Happée

Rögnvar s’était penché en avant, ses longs cheveux encore blonds frôlant presque le front de Retancourt. Adamsberg observait la scène, stupéfait. Retancourt, la chef de file incontestée des positivistes, des matérialistes de la brigade, happée dans les filets de Rögvnar. Retancourt dans l’emprise des esprits de l’Islande. Non, ils n’étaient pas venus pour rien. p.406
Fred Vargas
Temps glaciaires
Flammarion an 2015
Publié dans Danse, Lecture
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Croyants
Cette affaire de « pelleteur de nuages » – comme un sergent québécois avait un jour surnommé Adamsberg – clivait depuis longtemps la brigade, opposant les « croyants » et les « positivistes ». « Croyants », ceux qui accompagnaient les dérives, souvent muettes ou mal déchiffrables, du commissaire, par loyauté ou même par foi – et c’était typiquement le cas du fervent Estalère. « Positivistes », ceux qui ne démordaient pas d’une stratégie cartésienne pour le bien des enquêtes, et que les ondulations, voire les échappées insaisissables du commissaire désarçonnaient ou exaspéraient – et la pragmatique Retencourt en était le chef de file. Mais, les surprenant tous, la massive lieutenant n’avait pas critiqué la veille la fugue d’Adamsberg à la ferme du Thost.
« C’est les femmes, avait dit Noël, dès qu’il y a un gosse en jeu, elles n’ont plus rien dans le crâne. » Ce à quoi Kernokian avait sèchement répondu que, pour une fois que Noël acceptait de considérer Retancourt comme une femme, il y avait du progrès. p.289-290
Fred Vargas
Temps glaciaires
Flammarion an 2015
Publié dans Fragment, Joie, Lecture
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