Des filles

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Des Camélias

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« J’ai coupé une variété qu’il n’y a pas dans le jardin en face de ton bureau, je ne voulais pas que l’on croie que tu les avais volées. »

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Depuis Magnolia

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Déborder

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Gstein2 posté le 28-10-2008
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et pour quoi, pourquoi, comment quelqu’un tombe dessus d’un coup !

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2014 moins une

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« On est encore en Janvier jusqu’à ce soir, ça tombe bien! »
De Marie L.
L’année va être bonne alors !

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Le monde était notre ami

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Début des années 1970

[Rome, septembre 1964]

Chère Laura,

Tu dois certainement être héroïque pour accompagner Nino dans les magasins et lui acheter des vêtements, etc. :
mais la réalité, c’est que tu ne peux pas le supporter.
Sa présence absurde, indésirable, arbitraire, obtenue de lui si facilement, te blesse, je le sais. Et je te comprends. Tout ce qui est pour moi grâce est pour toi oeuvre du Démon – chez lui. Tu as compris que te rebeller revient à te frapper la tête contre les murs. Tout ce qui n’est pas avec la grâce (du bien ou du mal) est contre elle. Je dois dire que ces circonstances me rendent Nino encore plus précieux, parce qu’elles soulignent sa présence charismatique, sa fatalité.
Bon.
Quant au téléphone, en l’occurrence, non seulement tu as bien mérité que je te raccroche au nez, mais tu aurais mérité que je te frappe avec l’appareil sur la tête. Nous étions heureux, légers, en vacances enfin – peut-être pour la première fois de ma vie -, nous sentions que le monde était notre ami, Nino en prenant son bain s’était écrié que la vie est belle !

On peut également comprendre que, pour des raisons personnelles, une personne intervienne injustement, méchamment, dans une situation peut-être idiote, mais heureuse d’une autre personne : en lui faisant du chantage justement pour son bonheur idiot et pour la source, infime, de ce bonheur : je le comprends mais, pour l’instant, avec rage.
Demain je pars pour les Pouilles. On se verra à mon retour.
Salut.

Pier Paolo

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Excès de révision expérimentale

La superstition du réel chez Flaubert l’a mené naturellement à un processus de suppression constant dans son œuvre : comment pouvait-il jamais être sûr que chaque phrase ou chaque paragraphe n’en disait pas trop, et ainsi violait la réalité ? Proust, au contraire, peut sans cesse ajouter à son œuvre ; il découvre, que grâce à la mémoire créatrice de son narrateur, tout ce qui est étroit et appauvrissant peut, par la force de l’interprétation, être intégré à une vision de plus en plus ample du monde. Et il n’y a rien de naïf en cela. Des objets et d’autres êtres sont présents. Ils se heurtent à la conscience de Marcel, et il en souffre. Mais en admettant son impuissance à les contrôler et à les posséder, il trouve que l’obstacle de sa subjectivité lui donne une sorte de puissance : celle d’inventer et de réviser la signification des événements et, par excès de révision expérimentale, de faire entrer la réalité dans le domaine de son désir.
Léo Bersani
Déguisement du moi et art fragmentaire
Recherche de Proust, p.29
Editions du Seuil, an 1980

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Lumière du jour

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Le monde est rond

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Il était une fois…

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Permission de Minuit

Aventure

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Lumière du jour

2014-01-02
Le temps qu’il fait
Ce matin la boulangère me dit : il fait encore beau ! Mais chaud trop longtemps ! (les gens d’ici trouvent toujours qu’il fait trop beau, trop chaud). J’ajoute : et la lumière est si belle ! Mais la boulangère ne répond pas, et une fois de plus j’observe ce court-circuit du langage, dont les conversations les plus futiles sont l’occasion sûre ; je comprends que voir la lumière relève d’une sensibilité de classe ; ou plutôt, puisqu’il y a des lumières « pittoresques » qui sont certainement goûtées par la boulangère, ce qui est socialement marqué, c’est la vue « vague », la vue sans contours, sans objet, sans figuration, la vue d’une transparence, la vue d’une non-vue (cette valeur infigurative qu’il y a dans la bonne peinture et qu’il n’y a pas dans la mauvaise). En somme, rien de plus culturel que l’atmosphère, rien de plus idéologique que le temps qu’il fait. p.153
Roland Barthes par Roland Barthes

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Passage

2014-01-01 10.31.46
2013-12-23 17.24.11
2014-01-01 02.13.20
Réveillon à Saint-Jean-de-Luz.
Improbable jusqu’au bout cet an 2013.
Il fait doux, ça sent le printemps.
Bain ce matin à ErroMardi.
La lumière était belle, les vagues étaient magnifiques au loin, puissantes et vivantes, coefficient 100.
Je suis prête pour la suite.

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Voyageant de loin dans ma mémoire

duchesse
Symphonie en couleur chair et rose
1871-1873
James Abbott McNeill Whistler né aussi un 10 juillet comme M.P

C’est par ce supplément que le Palace n’est pas une simple entreprise, mais une œuvre et que ceux qui l’ont conçu peuvent se sentir à bon droit des artistes.
Proust aurait-il aimé ? Je ne sais : il n’y a plus de duchesses. Pourtant, me penchant de haut sur le parterre du Palace agité de rayons colorés et de silhouettes dansantes, devinant autour de moi dans l’ombre des gradins et des loges découvertes tout un va-et-vient de jeunes corps affairés à je ne sais quels circuits, il me semblait retrouver, transposé à la moderne, quelque chose que j’avais lu dans Proust : cette soirée à l’Opéra, où la salle et les baignoires forment, sous l’œil passionné du jeune Narrateur, un milieu aquatique, doucement éclairé d’aigrettes, de regards, de pierreries, de visages, de gestes ébauchés comme ceux de déités marines, au milieu desquelles trônait la duchesse de Guermantes. Rien qu’une métaphore en somme, voyageant de loin dans ma mémoire et venant embellir le Palace d’un dernier charme : celui qui vient de fiction de la culture. p.69
Mai 1978, Vogue-Homme, n°10
Roland Barthes
Incidents
Éditions du seuil
an 1987

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Je ne sais pas

2013-12-19 21.17.34
Ramadan : la lune apparaîtra bientôt. Il faut attendre encore une demi-heure pour faire l’amour : « Je commence à rêver. – Ça, c’est permis ? – Je ne sais pas. » p.45
1969
Roland Barthes
Incidents
Éditions du seuil
an 1987

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