Responsabilité imaginaire

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Accumulation lumineuse pour de l’aléatoire

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Je ne sais si c’est parce que je suis chez I. mais, dès le réveil, même à l’envers, dans cette lumière du jour, une forte impression, sensation de grains visibles qui grouillent, m’envahit.

Une expérience cinéma.

« Lisse et sans matière, ça dit bien vers où va l’image aujourd’hui. On s’éloigne du grain et, forcément, on perd quelque chose, pas seulement physiquement, quelque chose d’une culture ancestrale de l’image. Qu’est-ce qu’on perd, en perdant le grain de l’image ? On perd l’aléatoire. Le grain, c’est de l’aléatoire. L’œil et le cerveau ont besoin de stochastique, de la non-permanence de l’image, de son mouvement. L’image fixe, c’est la mort… C’est l’aléatoire du grain qui crée la profondeur. » Caroline Champetier

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« Benjamin précise qu’en raison de leur imperfection technique, les premières photos conservaient l’aura des choses et des personnes. Le paragraphe mérite d’être cité. Il fait suite à la description d’une photo de Kafka enfant, en laquelle le philosophe voit une allégorie de la destruction de l’aura.
« Dans son insondable tristesse, cette image fait penser aux premières photographies, où les gens ne jetaient pas encore sur le monde, comme ici le jeune Kafka, un regard perdu et délaissé. Il y avait alors autour d’eux une aura, un médium qui, traversé par leur regard, lui donnait plénitude et assurance. Là, encore, l’équivalent technique de ce phénomène est évident : c’est le continuum absolu de la lumière la plus claire à l’ombre la plus obscure. »
La trame, le tissu, c’est une modulation continue de la lumière dans l’image, qui fait exister l’air dans lequel baignent les choses, donne consistance et unité à l’espace et au temps. Dans une image sans aura, êtres et choses apparaissent à la fois proches et seuls, isolés les uns des autres, privés de la trame continue de la lumière qui instituait leur « manière légère d’être ensemble« . La destruction de l’aura condamne êtres et choses à l’aliénation…
Dans le plus désenchanté des films en 35mm, il restera toujours un peu d’aura autour des choses, le sentiment d’un monde commun. » Cyril Neyrat

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Rendez-vous au Danton

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Suis au chaud au Danton
J’aime ce café
Surtout l’hiver
Surtout la nuit
Sa lumière
Ses couleurs (assorties à mon carnet du moment…)
Son brouhaha qui reste un fond
L’activité du boulevard devant soi
Ses garçons de café
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Un figurant entre
Sa pile de Monde, sa voix grave et chantante
Je pense à A bout de souffle
« Ils ont arrêté le tireur, il était caché à l’Elysée ! »
Je le regarde interloquée
Il me fait un clin d’œil
Pas pu le prendre en image
mais je me souviens bien de son sourire.

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Vitesse au ralenti

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Au-dessus des nuages
le soleil est là
Je suis du bon côté
Il me chauffe l’épaule.

Paradoxe de la vitesse
Le lieu où l’expérience de la vitesse est la plus rapide et en même temps le sentiment jamais aussi fort d’avancer autant au ralenti.

Avec l’avion, quand je vais à Paris, je me sens dans une autre histoire.
A la fois ce paradoxe, encore, que pour moi l’avion c’est partir loin, ailleurs, et sur les courts trajets, « courriers » comme disent les « navigants » (pourquoi court-courrier ne se dit pas ?), malgré l’atterrissage, son choc, je suis encore « chez moi », n’ai pas bougé !

Comme si le trajet en avion était une scène à part, une « absence » de trajet, une ellipse, une scène qui n’aurait pas eu lieu, je ne suis pas passée d’un territoire à l’autre, donc du coup mes scènes à Paris sont d’un autre ordre, assez floues et flottantes, comme fictives.

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Autant de langage qu’il y a de désir

Déplacement
Littérature
Plusieurs langues
Liberté
Dante
Désir

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Tricher la langue

Pouvoir
Deux réalités
Affirme
Mot
Signe
Stéréotype
Ramasser ce qui traîne
Maître/esclave
Servitude des signes
Liberté hors du langage
Le graphe complexe des traces d’une pratique

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Ce que je fais n’est que la conséquence et la consécution de ce que je suis

Pouvoir de la langue
Classement
Oppressif
Toujours choisir entre le masculin et le féminin
Rapport à l’autre
Suspense affectif

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Quand je lis un texte littéraire, j’écris ma lecture

Roland-Barthes2

S/Z
Producteur
Trouver des sens
Divorce lecteur/auteur
Qui parle ?
L’histoire nous invite à la faire vivre
La voix silencieuse du lecteur
Partager, ressentir, vivre avec intensité ce qui est présenté à notre imagination
Travail, Style, Art

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Mathématique – Parler profondément de soi

 

 

Anne Siety psychopédagogue en mathématiques

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« décrire les choses »

« Le roman, je le fais, il se fait, il me fait. »
Claude Simon

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Formes de vie

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Bastille

Par « hasard », Marie G. à 20H dans un couloir à Bastille.
Allez, juste pour se dire que du coup voyons-nous avec joie demain !
La vie qui facilite la vie.

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Détails

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David Boeno
Rhapsodie de l’Ellipse, 2013
CAPC La sentinelle

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Essai taille réelle en Live

2013-11-05 17.51.31

Il n’y a pas d’essai qui ne soit en quelque sorte l’expérience de sa propre aventure, qui ne soit en même temps qu’une recherche une investigation ou une enquête à propos de ou à l’occasion, l’occasion d’une invention, invention de sa propre méthode et de son propre parcours. Il n’y a pas d’essai qui n’inclue en lui le vagabondage de la pensée, qui ne se risque aux oscillations périlleuses et aux rapprochements déconcertants, il n’y a pas d’essai qui ne soit accompagné de sa propre incertitude et de la possibilité d’une embardée ou d’une dérive – ce qu’ailleurs, on appelle digression, et qui n’est jamais que le régime premier et dernier de la pensée – une fois admis le principe que l’exercice libre de la pensée réclame parfois que celle-ci, la pensée,  » se libère  » de son objet, ou reconnaisse qu’il puisse être contourné, oublié, négligé pour un autre, plus attractif ou plus énigmatique.
Alain Ménil, « Entre utopie et hérésie, quelques remarques à propos de la notion d’essai », L’essai et le cinéma, 2004, p.101.

On ne peut cependant assigner un domaine particulier à l’essai. Au lieu de produire des résultats scientifiques ou de créer de l’art, ses efforts même reflètent le loisir propre à l’enfance, qui n’a aucun scrupule à s’enflammer pour ce que les autres ont fait avant elle. Il réfléchit sur ce qu’il aime et ce qu’il hait, au lieu de présenter l’esprit comme une création ex nihilo, sur le modèle de la morale du travail illimité. Le bonheur et le jeu lui sont essentiels.
Théodor Adorno, « L’essai comme forme », Notes sur la littérature, Flammarion, Paris, 1984, Collection Champs essais, 2009, p.6.

Car il s’agit de s’aventurer et non pas d’apprendre plus ou moins bien ou plus ou moins vite.
Jacques Rancière, Le maître ignorant, Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Fayard 1987, réédition 10/18 Poche, 2004, p.48.

L’essai déploie, contre ces règles, une forme ouverte de la pensée imaginative où jamais n’advient la  » totalité  » en tant que telle. Comme dans l’image dialectique chez Benjamin,  » la discontinuité est essentielle à l’essai [qui] fait toujours son affaire d’un conflit immobilisé « .
T.W. Adorno, « L’essai comme forme » (1954-1958), trad. S. Muller, Notes sur la littérature, Paris, Flammarion, 1984 (éd.2009), p.27.

…, Ulrich ne se la posait pas seulement sous la forme de pressentiments, mais aussi, tout à fait prosaïquement, sous la forme suivante : un homme qui cherche la vérité se fait savant ; un homme qui veut laisser sa subjectivité s’épanouir devient, peut-être écrivain, mais que doit faire un homme qui cherche quelque chose entre deux ?
Robert Musil, L’homme sans qualités, Tome 1, Éditions du Seuil, 1956 pour la traduction française, pp.304-305.

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Au bord de l’Adour

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