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Elle vit
Elle vit une liaison avec le soleil : ainsi écrivait-elle à Clara juste avant leur brouille. Pas le soleil qui divise, qui brise l’image en ombres ; mais le soleil qui unit les choses : bas, lourd, pensif et comme éteint. Elle peint ce soleil-là : pas d’ombre, pas d’effet. Pas de sens ajouté. Pas d’innocence perdue, pas de virginité bafouée, pas de sainte jetée aux fauves. Ni réserve ni fausse pudeur. Ni pure ni pute. Ici est une jeune fille : et déjà ces deux mots sont de trop, chargés de rêveries à la Rilke et de poésie masculine – « laissez-nous donc tranquilles ! ». p.76
Etre ici est une splendeur – Vie de Paula M. Becker
Marie Darrieussecq
P.O.L an 2016
Publié dans Lecture
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Contre l’ignorance fiction
Filmer objectivement les images qu’il (Raul Ruiz) voit pendant qu’il dort dans ses rêves et ses cauchemars.
Publié dans Des plans
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Rendre l’histoire vivante
« Fabuler, raconter autrement, n’est pas rompre avec la « réalité » mais chercher à rendre perceptible, à faire penser et sentir des aspects de cette réalité qui usuellement, sont pris comme accessoires. »
Isabelle Stengers, La vierge et le Neutrino, p.169
Fabuler n’est pas fictionner. C’est extirper des rêves de quoi nourrir le réel.
[…]
Le signe ici fonctionne plutôt pour donner à ce qui pourrait s’avérer manquer de réalité, un énoncé très vague, une prédiction qui ressemble plus à une injonction qu’à une annonce, la densité dont elle a besoin pour se réaliser, c’est-à-dire pour avoir un effet de réalité. Ce signe ne connecte pas ; il ne symbolise même pas. Ce n’est pas son rôle. Son rôle est celui de détail (comme quand on ajoute des détails pour rendre l’histoire vivante, pour la charger de réalité), un détail efficace, c’est-à-dire qui effectue, qui « actualise ». Le signe, ici, est au service de l’oracle. Ce n’est pas à lui que revient la charge d’intriguer. p.180
Vinciane Despret
Au bonheur des morts
Les empêcheurs de penser en rond, an 2015
Publié dans Danse, Lecture
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Walk The Line
Le laisser faire. Le laisser achever. Donner des vacances à la conscience. Quitter la fâcheuse habitude de tout faire par soi-même. L’important (dans l’ordre de la pensée), il faut au contraire toujours le laisser inachevé. Attendre son éclairage. Sacrifier l’homme premier qui nous fait vivre en mutilés. Faire revenir le daïmon. Rétablir les relations.
Henri Michaux, Connaissances par les gouffres, Gallimard, Paris, 1970. p.276, 277.
Il y a de la pensée ailleurs que dans nos têtes. Il y a un « ça pense » dans le monde des événements. Ce serait la première dimension des signes : ils traduisent une distribution différente des intentions et une mise au travail d’une pensée. De ce fait, ils mettent la pensée au travail.
C’est là une manière toute pragmatique de définir les signes, c’est-à-dire par leurs effets : ils sont inducteurs de perplexité. Ils sont à ce titre, de la famille des énigmes, peut-être même leurs plus proches parents. Ils maintiennent la pensée en éveil, une fois qu’ils ont fait signe. « Ça pense » irradie.
« L’énoncé « Carol était une araignée » nous enchevêtre tous, écrit Hagerty, dans une toile de significations. « Carol était une araignée » peut être compris comme un énoncé de fait. Ou comme une métaphore. Ou les deux. » Osciller, vaciller, amorces d’élan, à partir d’un point d’équilibre qui se crée dans le mouvement et qui vous tient. « Walk the line« , disent les anglais.
« Walk the line« , écrit-il [Jérémy Damian*], lorsque « l’enjeu porte sur le fait de tenir la crête entre deux mondes qui se rencontrent mal ou avec dégâts, celui du positivisme et celui de l’expérience sensible virant trop vite, à la demande, en envolées lyriques romantiques […]. « Walk the line, buddy« . Tiens la ligne, ne tombe pas. […] p.142-144
Vinciane Despret
Au bonheur des morts
Les empêcheurs de penser en rond, an 2015
* Elle m’a dit : « Je suis Alma… mais vous pouvez aussi m’appeler Zara. Mon nom est Alma Zara. » Elle m’a demandé si elle pouvait s’asseoir à ma table, j’ai accepté et je me suis présenté à mon tour : « Damian Stern. » p.470
Alain Fleischer
alma
zara
Editions Grasset Fasquelle, an 2015
PS : Est-ce que les rêves (ceux de la nuit) donnent aussi des vacances à la conscience ?
Publié dans Coïncidence, Lecture
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Pensées — Pour passer à la suite
C’était la première fois depuis des années que le ciel ne pesait pas sur lui. p.149
Laissant la table ouverte de reliefs du repas derrière elle, elle entendait le bruit des assiettes qu’on débarrassait, elle s’avançait en direction de Cevdet Bey et pensait : « cet après-midi, nous boirons le thé dans les tasses à roses bleues ». p.158
Laissant tomber sa mâchoire inférieure mais sans ouvrir les lèvres, il bâilla avec plaisir, des larmes jaillirent de ses yeux. p.172
Il s’installa devant le poêle, se réchauffa et prit part à la conversation. p.183
En descendant l’escalier, il se sentait en pleine forme et très intelligent. p.213
Elle remarqua qu’elle clignait des yeux. p.223
En tendant l’oreille à ce qu’ils disaient, il comprit qu’il serait bientôt débarrassé de son ennui. p.231
Sans comprendre pourquoi elle avait envie de faire ça, elle ouvrit le placard, elle se trouva saine et joyeuse. « C’est si simple! » pensa-t-elle. p.238
Orhan Pamuk
Cevdet Bey et ses fils
Gallimard, an 2014
Publié dans à la fin, Lecture
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« à vivre »

… « l’oracle ne dit pas ce qui t’attend dans l’avenir. Il formule ce qui t’atteint, ou peut t’atteindre dans un «à vivre» « . Il n’annonce pas, il demande l’accord d’une attention, au sens d’accorder une disponibilité, un « être aux aguets » à l’événement. Il ne dit pas l’avenir, il en ouvre des possibles qui n’étaient pas perçues. p.111
Vinciane Despret
Au bonheur des morts
Les empêcheurs de penser en rond, an 2015
Publié dans Danse, Général, Joie
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