Nouvelle catégorie


Pourquoi d’un coup ça s’impose ?
Pour Résister ?
Elle arrive malgré moi.
Prendre.
Comprendre plus tard.
En même temps c’est tellement une évidence que se pose la question de sa pertinence ?
Est-ce que tous les billets (presque) postés ne sont pas de cet ordre ?
Vont dans ce sens ?
Quels que soient leurs origines — voire leurs vocations —, tous ces détails (et leurs affinités électives des rapprochements) sont (au-delà de leur fulgurance) toujours mus par cette émotion (je crois).
Peut-être pas.
Ou alors besoin d’en marquer certains plus intensément ?
Oubli — Nouvelle nécessité — Affirmation ?
Je ne sais pas.
On verra à l’usage.
Le faire malgré tout
C’est le jour où justement
Le faire avant les résultats.
Résister.

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Régression ?

Ou Joie ? en tout cas Danse.
PS : Étymologie : (Siècle à préciser) Du latin regressio → voir progression.

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Adresse — Joie — Toujours

On m’a dit qu’elle faisait 13,7° aujourd’hui.
Pourquoi c’est toujours (à chaque fois) une Joie ?
Parce que je me sens (encore une fois « toujours ») plus puissante après ?
Je me remplis ?


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Mille et Une Nuits

« Du destin cosmopolite des objets magiques », voilà un titre pour Sarah : il y serait question, pêle-mêle, de lampes de génies, de tapis volants et de babouches mirifiques ; elle y montrerait comment ces objets sont le fait d’efforts successifs communs, et comment ce que l’on considère comme purement « oriental » est en fait, bien souvent, la reprise d’un élément « occidental » modifiant lui-même un autre élément « oriental » antérieur, et ainsi de suite ; elle en conclurait que l’Orient et l’Occident n’apparaissent jamais séparément, qu’ils sont toujours mêlés, présents l’un dans l’autre et que ces mots — Orient, Occident — n’ont pas plus de valeur heuristique que les directions inatteignables qu’ils désignent. p. 187

« Les Orientaux n’ont aucun sens de l’Orient. Le sens de l’Orient, c’est nous autres les Occidentaux, nous autres les roumis qui l’avons. (J’entends les roumis, assez nombreux tout de même, qui ne sont pas des mufles.) » Pour Sarah, ce passage résume à lui seul l’orientalisme, l’orientalisme en tant que rêverie, l’orientalisme comme déploration, comme exploration toujours déçue. Effectivement, les roumis se sont appropriés le territoire du rêve, ce sont eux qui, après les conteurs arabes classiques, l’exploitent et le parcourent, et tous les voyages sont une confrontation avec ce songe. Il y a même un courant fertile qui se construit sur ce rêve, sans avoir besoin de voyager, dont le représentant le plus illustre est sans doute Marcel Proust et sa Recherche du temps perdu, cœur symbolique du roman européen : Proust fait des Mille et Une Nuits un de ses modèles — le livre de la nuit, le livre de la lutte contre la mort. Comme Shéhérazade se bat chaque soir, après l’amour, contre la sentence qui pèse sur elle en racontant une histoire au sultan Shahryâr, Marcel Proust prend toutes les nuits la plume, beaucoup de nuits, dit-il, « peut-être cent, peut-être mille », pour lutter contre le temps. Plus de deux cents fois au cours de sa Recherche, Proust fait allusion à l’Orient et aux Nuits, qu’il connaît dans les traductions de Galland (celle de la chasteté de l’enfance, celle de Combray) et de Mardrus (celle, plus trouble, plus érotique, de l’âge adulte) — il tisse le fil d’or du merveilleux arabe tout au long de son immense roman ; Swann entend un violon comme un génie hors d’une lampe, une symphonique révèle « toutes les pierreries des Mille et Une Nuits». Sans Orient (ce songe en arabe, en persan et en turc, apatride, qu’on appelle l’Orient) pas de Proust, pas de Recherche du temps perdu. p. 191-192

Mathias Enard
Boussole
Actes Sud an 2015

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Dr Freud

oooSARAH (agitée, enfantine). Tu sais quoi ? C’est incroyable, est-ce que tu devines comment s’appelle la voisine du dessus du Dr Freud ?

oooFRANZ (confus). Comment ? Quelle voisine de Freud ?

oooSARAH (légèrement irritée). Sur la boîte aux lettres. L’appartement de Freud est au premier. Et il y a des gens qui habitent l’immeuble.

oooFRANZ (humour viennois). Ils doivent supporter les cris des hystériques, ça doit être encore plus pénible que le chien de mon voisin.

oooSARAH (sourire patient). Non non sans rire, est-ce que tu sais comment s’appelle la dame qui occupe l’appartement situé au-dessus de chez Freud ?

oooFRANZ (détaché, un peu snob). Aucune idée.

oooSARAH (air victorieux). Eh bien elle s’appelle Hannah Kafka.

oooFRANZ (blasé). Kafka ?

oooSARAH (sourire extatique). Je te jure. C’est une très belle coïncidence. Karmique. Tout est lié.

oooFRANZ (exagération éhontée). Voilà bien une réaction de Française. Il y a beaucoup de Kafka à Vienne, c’est un nom de famille très répandu. Mon plombier s’appelle Kafka.

oooSARAH (outrée par la mauvaise foi, vexée). Mais enfin reconnais quand même que c’est extraordinaire !

oooFRANZ (lâchement). Je te fais marcher. Bien sûr que c’est extraordinaire. C’est peut-être l’arrière-cousine de Franz, qui sait.

oooSARAH (beauté solaire, rayonnante). Oui, hein ? C’est… fantastique comme découverte.

Kafka était une de ses passions, un de ses « personnages » préférés et qu’elle puisse le croiser ainsi au-dessus de chez Freud à Vienne la mettait en joie. Elle adore lire le monde comme une suite de coïncidences, de rencontres fortuites qui donnent un sens à l’ensemble, qui dessinent le samsara, la pelote de laine de la contingence et des phénomènes ;
p.100-101

Mathias Enard
Boussole
Actes Sud an 2015

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Langage et imaginaire

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Avant — Après



« Toujours pas de sucre ? » M’a-t-il demandé en souriant vraiment.
Est-ce qu’il a compris ce que j’avais été faire juste à côté durant ces 52 minutes
(moins le temps du café et du sourire) ?

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Hélonias Dioica 9CH



Pour se souvenir de cette journée.
Pharmakon — Vide — Cadeaux
Et puis du Live était prévu pour ce lundi
Avant
Le prendre malgré tout comme une providence
Pas de hasard
Il faut y aller
Aucune envie de lâcher avec quoi que ce soit
Et certainement pas avec La Vie
On était là et bien là
Vraiment
Pleinement
Dedans
Ensemble
Danser pour ne plus penser
Plus de passé, plus de futur
Être au présent
Il n’y a que le corps qui sait le faire

 

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Détails du jour mis en ordre — Pourquoi ? Comment ?

151115-1

151115-2

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Sous l’arbre j’ai lu, je me suis souvenue

La vie est une symphonie de Mahler, elle ne revient jamais en arrière, ne retombe jamais sur ses pieds. Dans ce sentiment du temps qui est la définition de la mélancolie, la conscience de la finitude, pas de refuge, à part l’opium et l’oubli ; la thèse de Sarah peut se lire (j’y pense seulement maintenant) comme un catalogue de mélancoliques, le plus étrange des catalogues d’aventuriers de la mélancolie, de genres et pays différents Sadegh Hedayat, Annemarie Scharzenbach, Fernando Pessoa, pour ne citer que ses préférés — qui sont aussi ceux auxquels elle consacre le moins de pages, contraintes qu’elle est par la Science et l’Université à coller à son sujet, aux Visions de l’autre entre Orient et Occident. Je me demande si ce qu’elle a cherché, au cours de cette vie scientifique qui recouvre totalement la sienne, sa quête, n’était pas sa propre guérison — vaincre la bile noire par le voyage , d’abord, puis par le savoir, et par la mystique ensuite et sans doute moi aussi, moi aussi, si l’on considère que la musique est le temps raisonné, le temps circonscrit et transformé en sons, si je me débats aujourd’hui dans ces draps, il y a gros à parier que je suis moi aussi atteint de ce Haut Mal que la psychiatrie moderne, dégoûtée de l’art et de la philosophie, appelle, dépression structurelle, même si les médecins ne s’intéressent, dans mon cas, qu’aux aspects physiques de mes maux, sans doute tout à fait réels, mais dont j’aimerais tellement qu’ils soient imaginaires — je vais mourir, je vais mourir, voilà le message que je devrais envoyer à Sarah, respirons, respirons, allumons la lumière, ne nous laissons pas emporter sur cette pente-là. Je vais me débattre. p.50
Boussole
Mathias Enard
Acte Sud, an 2015

PS : Quant à Sadegh Hedayat, discussion hier avec I.P en plein travail.
Et puis coïncidence, à la page 9, La chouette aveugle est évoqué.
Le premier film que j’ai vu de lui (je crois), emmenée par F.M (je crois).
I.P était là, ça j’en suis certaine.

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Très émue

hippocampe
elle
lui
chutelibre
Par tous ses dessins.
By B.A
Il est parti de détails, plein.
Détourage, assemblage, superposition, montage, vitesse, rythme, mouvement,
Et voilà ça danse ensemble.
Et ça va dans tous les sens.
Il ne s’est pas perdu,
cela me fait très plaisir.

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Ô Trésor

pessoa-une
Ce matin, la recette au Trésor public
Première fois
Expérience assez inouïe
Décor, personnages, figurants, dialogues, lumière, son, voire même odeur (aucune).
Tous les clichés sont là et bien là,
assez renversant.
Kafka pas loin bien sûr.
Très envie de relire Pessoa.
Mais je suis restée extrêmement calme (contre toute attente)
et paradoxalement assez intéressée.
Certainement prise dans leur vitesse, leur ordre du monde.
Sinon température extérieure 24°
Mer 15° (température intérieure ?)

PS : J’adore cette femme en mouvement en fond de plan :
son pied en avant, son panier, son regard de côté, sa queue de cheval, son bras droit.

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Le grain de la voix

051115
Se souvenir
Hôtel Congress en ouverture
Pour la peau au troisième rappel (ouf) en clôture
Sinon
Le final pour L’Horizon
Ses pas de deux pour Immortels
C’est contagieux

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1er Novembre

2015-11-01 15.27.07
ooEau-qui-court-sur-la-plaine n’avait pas de parents, ils avaient brûlés.
ooEau-qui-court-sur-la-plaine n’avait pas de wigwam, il s’était déchiré.
ooPas de provisions, elles avaient roulé.
ooPas de pleurs, ils s’étaient asséchés.
ooEau-qui-court-sur-la-plaine ne voyait plus ni Blancs, ni Delawares, ni Kickapoos, ni cerfs, ni loups. Parmi les herbes hautes et drues, elle allait son chemin. Il était lié à la pente, aux vents, aux esprits, aux incendies, aux rencontres qu’elle faisait et à celles qu’elle évitait. Son tracé, pour aventureux qu’il paraisse, ne devait rien au hasard.
ooSept lunes avant d’entendre chanter la mère coyote, elle avait remonté la piste d’un homme blessé. Elle l’avait guetté, jour après jour, elle l’avait suivi, mesurant le degré de son affaiblissement, et elle l’avait atteint. p.19
Faillir être flingué
Céline Minard
Éditions Payot & Rivages, an 2013

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Il est temps

31OCtobre2015
La Lumière ce soir à 18H37.
Version Nuit du chasseur
Les lapins, les crapauds, le renards ne sont certainement pas bien loin.

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