-
Articles récents
Archives
- mars 2026
- septembre 2025
- août 2025
- décembre 2020
- juin 2019
- mai 2019
- avril 2019
- mars 2019
- février 2019
- janvier 2019
- décembre 2018
- novembre 2018
- octobre 2018
- septembre 2018
- août 2018
- juillet 2018
- juin 2018
- mai 2018
- avril 2018
- mars 2018
- février 2018
- janvier 2018
- décembre 2017
- novembre 2017
- octobre 2017
- septembre 2017
- août 2017
- juillet 2017
- juin 2017
- mai 2017
- avril 2017
- mars 2017
- février 2017
- janvier 2017
- décembre 2016
- novembre 2016
- octobre 2016
- septembre 2016
- août 2016
- juillet 2016
- juin 2016
- mai 2016
- avril 2016
- mars 2016
- février 2016
- janvier 2016
- décembre 2015
- novembre 2015
- octobre 2015
- septembre 2015
- août 2015
- juillet 2015
- juin 2015
- mai 2015
- avril 2015
- mars 2015
- février 2015
- janvier 2015
- décembre 2014
- novembre 2014
- octobre 2014
- septembre 2014
- août 2014
- juillet 2014
- juin 2014
- mai 2014
- avril 2014
- mars 2014
- février 2014
- janvier 2014
- décembre 2013
- novembre 2013
- octobre 2013
- septembre 2013
- août 2013
- juillet 2013
- juin 2013
- mai 2013
- avril 2013
- mars 2013
- février 2013
- janvier 2013
- décembre 2012
- novembre 2012
- octobre 2012
- septembre 2012
- août 2012
- juillet 2012
- juillet 2011
- juillet 2010
- juillet 2009
- juillet 2008
Catégories
Liens
Ciel, entre.

Puis, dans la langueur d’un dimanche soir, sept mois après l’avoir vu pour la dernière fois, elle trouva Obinze à la porte de son appartement. Elle le regarda fixement.
« Ifem », dit-il.
C’était une telle surprise de le voir, sa tête rasée, la douceur merveilleuse de son visage. Ses yeux avaient un regard pressant, intense, elle voyait sa large poitrine se soulever sous l’effet de sa respiration précipitée. Il tenait une grande feuille de papier couverte d’une écriture serrée. « J’ai écrit cette lettre pour toi. C’est ce que j’aimerais savoir si j’étais à ta place. Mes pensées. J’ai tout écrit. »
Il lui tendait le papier, la poitrine toujours haletante, et elle restait figée, sans chercher à le prendre.
« Je sais que nous pourrions accepter ce que nous ne pouvons être l’un pour l’autre, et même en faire la tragédie poétique de nos existences. Ou nous pourrions agir. Je veux agir, je veux que les choses arrivent. Kosi est une femme bien, et notre mariage se passait dans une sorte de contentement quotidien, mais je n’aurais jamais dû l’épouser. J’ai toujours su qu’il manquait quelque chose. Je veux élever Buchi, je veux la voir chaque jour. Mais j’ai joué la comédie pendant tous ces mois et un jour elle sera assez grande pour savoir que je joue la comédie. J’ai quitté la maison aujourd’hui. J’habite mon appartement à Parkview pour l’instant et j’espère voir Buchi tous les jours si je le peux. Je sais que tout cela m’a pris trop longtemps et je sais que tu avances dans la vie et je comprendrais parfaitement que tu hésites et que tu aies besoin de temps. »
Il se tut, fit un mouvement, et dit : « Ifem, je t’ai poursuivie et je continuerai à le faire jusqu’à ce que tu me donnes une chance. »
Elle le regarda longuement. Il disait ce qu’elle voulait entendre et elle continuait à le regarder.
« Ciel, dit-elle enfin. Entre. » p.684-685
Chimamanda Ngozi Adichie
Americanah
Editions Gallimard, an 2014
Publié dans Lecture
Laisser un commentaire
Ciel et Lavis l Travail plus danse


« lavis » [La vie] est utilisé pour désigner une façon de travailler une couleur très diluée par opposition à un travail plus dense, par exemple une aquarelle est constituée de lavis successifs rehaussés de détails détails détails.
La pleine Lune n’est pas loin.
Publié dans Danse, Général
Laisser un commentaire
Fée ou sirène du Gave

Le vieux Nicolau ne la sent pas venue du tout, la dernière heure.
Il est vaillant comme il y a soixante ans au moins. L’âge n’a rien à voir à l’affaire. Il est dans le dos de la fillette nue qui est debout dans l’eau et a des yeux devant, autour, derrière elle.
Il doute un peu puis plus.
Ici est une fille, plongée dans l’eau, si bien que ses jambes, on se demande si elles ne finissent pas en queue de sirène : il doute de nouveau.
La cachette, c’est raté. La jeune fille (fée ou sirène du Gave) aperçoit le vieux bonhomme camouflé sous les feuilles larges des platanes en surface de l’eau, elle l’aperçoit et rit.
Pauvre meunier, elle dit dans son langage muet de grillons et grenouilles. Pauvre meunier qui en a fait, des malpropreries, en a pensé plus encore. Elle rit de lui, le rire est clair et a des mains, des mains qui appellent.
Le vieil homme aux branchies retient son souffle et son courage. Il n’en mène pas large. Il prend un peu d’enfance ici et là.
[…]
La jeune fille nue touche l’eau du bout de ses doigts. Il a peur qu’elle disparaisse, c’est lui qui disparaît. C’est fait. C’est pas grave. Disparaître, c’est pas grave. p.56
Aquero
Marie Cosnay
Editions de l’Ogre, an 2017
Publié dans Lecture
Laisser un commentaire
To your soul

Monde relatif, fréquence vibratoire, jeu, libre arbitre, émotions, sentiments, inconscient (présent), conscient (passé-futur), signal, univers, signaux, ressentir, générer, joie, transmission de pensée, gratitude, formuler, croire, certitude, intuition, savoir, clés.
Publié dans Général
Laisser un commentaire
Avec son corps

Il regarda alors Vida. Il en faisait l’expertise, du regard classique de l’ordinateur masculin, mais sans avoir l’air ni flagrant ni sensuel et ce que son œil repéra lui plut.
Vida le regardait un sourire aux lèvres. Et ses lèvres pourtant, ni sa bouche, ne bougeait, phénomène dont, je crois me souvenir, nous avons déjà eu l’occasion de parler dans ce livre.
Elle n’était plus la fille qui, quelques mois plus tôt, avait apporté son livre. Elle était devenue quelqu’un d’autre avec son corps. p.81
Richard Brautigan
L’avortement
Édition du seuil an 1973
Publié dans Coïncidence, Joie, Lecture
Laisser un commentaire
Présent ?

“Elle m’a fait un geste des yeux pour m’inviter à monter. C’était un geste bleu.”
— Richard Brautigan, Un privé à Babylone
Publié dans Coïncidence, Danse, Fragment, Général, Joie
Laisser un commentaire
















