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Le jardin est d’aplomb et les cosmos peuvent être semés
Publié dans Général, Joie
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Performed with success
oooBayard profite de son absence pour demander à Judith de lui expliquer la différence entre illocutoire et perlocutoire. Judith lui dit que l’acte de discours illocutoire est lui-même la chose qu’il effectue, alors que l’acte perlucotoire entraîne certains effets qui ne se confondent pas avec l’acte de discours. « Par exemple, si je vous demande : « Pensez-vous qu’il y a des chambres libres à l’étage ? », la réalité illocutoire objective contenue dans la question est que je vous drague. En posant cette question, je vous drague. Mais l’enjeu perlocutoire se joue à un autre niveau : est-ce que : sachant que je vous drague, ma proposition vous intéresse ? L’acte illocutoire sera réussi (« performed with success« ) si vous comprenez mon invitation. Mais l’acte perlocutoire ne sera réalisé que si vous me suivez dans une chambre. La nuance est subtile, n’est-ce pas ? D’ailleurs, elle n’est pas toujours stable. » p.365
Laurent Binet
La septième fonction du langage
Grasset an 2015
Publié dans Lecture
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Nouveau nom de domaine (entre autre)

Nouvel espace, terrain, partie, sphère, pays à suivre
Beaucoup de liens Hypertexte voire Hyperlien sont obsolètes désormais mais c’est tant mieux et il était temps.
Publié dans à la fin, Danse, Joie
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Baalbek
oooLes mouvements, au niveau des sports et des coutumes, changent. On a vécu longtemps sur une conception énergétique du mouvement : il y a un point d’appui, ou bien on est source d’un mouvement. Courir, lancer le poids, etc. : c’est effort, résistance, avec un point d’origine, un levier. Or aujourd’hui on voit que le mouvement se définit de moins en moins à partir de l’insertion d’un point de levier. Tous les nouveaux sports — surf, planche à voile, deltaplane… — sont du type : insertion sur une onde préexistante. Ce n’est plus une origine comme point de départ, c’est une manière de mise en orbite. Comment se faire accepter dans le mouvement d’une grande vague, d’une colonne d’air ascendante, « arriver entre » au lieu d’être origine d’un effort, c’est fondamental. p.165
Une discipline qui se donnerait pour mission de suivre un mouvement créatif venu d’ailleurs abandonnerait elle-même tout rôle créateur. L’important n’a jamais été d’accompagner le mouvement du voisin, mais de faire son propre mouvement. Si personne ne commence, personne ne bouge. Les interférences ce n’est pas non plus de l’échange : tout se fait par don ou capture.
oooCe qui est essentiel, c’est les intercesseurs. La création, c’est les intercesseurs. Sans eux il n’y a pas d’œuvre. Ça peut être des gens — pour un philosophe, des artistes ou des savants, pour un savant, des philosophes ou des artistes — mais aussi des choses, des plantes, des animaux même, comme dans Castaneda. Fictifs ou réels, animés ou inanimés, il faut fabriquer ses intercesseurs. C’est une série. Si on ne forme pas une série, même complètement imaginaire, on est perdu. p.171
Gilles Deleuze
Les intercesseurs
POURPARLERS
Les Éditions de Minuit, an 1990
Publié dans Danse, Général, Lecture
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Temps réel au ralenti
Étymologie
(1175). Du latin accidens qui vient du verbe latin accidere (« survenir »).
accident \ak.si.dɑ̃\ masculin
Événement inattendu qui survient par hasard.
Est-ce que c’est le réverbère qui m’a sauvé la vie ?
En tous les cas, dans cette forme de temps suspendu, il a été l’objet qui est là comme par miracle, au bon endroit, au bon moment, pour faire ce qu’il a à faire.
Je ne sais si c’est la tension de l’événement mais dans cette histoire j’aurai fait deux belles rencontres. Déjà ça.
Pas sûre de les revoir mais certaine de ne pas les oublier.
Finalement on a pas mal rit, notamment sur le dos du réverbère.
Est-ce que du coup ça peut rester un « bon souvenir » ?
Publié dans Général
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Fonction métalinguistique, poétique ou incantatoire ?
— la fonction « métalinguistique » vise à vérifier que l’émetteur et le récepteur se comprennent, c’est-à-dire utilisent bien le même code. « Tu comprends ? », « Tu vois ce que je veux dire ? », « Tu connais ? », « Laisse-moi t’expliquer… » ou bien, côté récepteur, « Qu’est-ce que tu veux dire ! », Qu’est-ce que ça signifie ? » etc.
Tout ce qui concerne la définition du mot ou l’explication d’un développement, tout ce qui se rapporte au processus d’apprentissage du langage, tout propos sur le langage, tout métalangage, renvoie à la fonction métalinguistique. Un dictionnaire n’a pas d’autre fonction que métalinguistique.
— enfin, la dernière fonction est la fonction « poétique ». Elle envisage le langage dans sa dimension esthétique. Les jeux avec la sonorité des mots, les allitérations, les assonances, les répétitions, effets d’écho ou de rythme, relèvent de cette fonction. On la trouve dans les poèmes, évidemment, mais aussi dans les chansons, dans les titres des journaux, dans les discours oratoires, dans les slogans publicitaires ou politiques… Par exemple, « CRS = SS » utilise la fonction poétique du langage.
Jacques Bayard s’allume une cigarette et dit : « Ça fait six.
— Pardon ?
— Ça fait six fonctions.
— Ah oui, tiens.
— Il n’y a pas de septième fonction ?
— Hum hum, eh bien… apparemment, si. »
Simon sourit bêtement.
oooBayard se demande à haute voix pour quoi on paie Simon. Simon rappelle qu’il n’a rien demandé et qu’il est là contre son gré, sur ordre exprès d’un président fasciste à la tête d’un État policier.
oooNéanmoins, en y réfléchissant, ou plutôt en relisant Jakobson, Simon Herzog trouve trace d’une potentielle septième fonction, désignée sous le nom de « fonction magique ou incantatoire », dont le mécanisme est décrit comme « la conversation d’une troisième personne, absente ou inanimée, en destinataire d’un message conatif ». Et Jakobson donne comme exemple une formule magique lituanienne : « Puisse cet orgelet se dessécher, tfu tfu tfu tfu ». Ouais ouais ouais, se dit Simon.
Il mentionne aussi cette incantation du nord de la Russie : « Eau, reine des rivières, aurore ! Emporte le chagrin au-delà de la mer bleue, au fond de la mer, que jamais le chagrin ne vienne alourdir le cœur léger du serviteur de Dieu… » Et pour faire bonne mesure, une citation de la Bible : « Soleil, arrête-toi sur Gabaôn, et toi, lune, sur la vallée d’Ayyalôn. Et le soleil s’arrêta et la lune se tint immobile. » (Josué 10 : 12) p.146-148
Laurent Binet
La septième fonction du langage
Grasset an 2015

Revenante depuis D.C — No comment

Depuis D.E — seulement depuis aujourd’hui, ça commence à ressembler à une table de travail
Publié dans Coïncidence, Lecture
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Là
Deleuze a dit un jour, à propos du cinéma, que tout acte de création est toujours un acte de résistance. Mais que signifier résister ? C’est avant tout avoir la force de dé-créer ce qui existe, dé-créer le réel, être plus fort que le fait qui est là. Tout acte de création est aussi un acte de pensée, et un acte de pensée est un acte créatif, car la pensée se définit avant tout par sa capacité de dé-créer le réel. p.94
Giorgio Agamben
Le cinéma de Guy Debord — Image et mémoire : Écrits sur l’image, la danse et le cinéma
Éditions Desclée de Brouwer an 2004
Elle est allongée sur le dos ou debout ?
Elle va regarder le ciel ou la mer ?
Dans quelle perspective on est ?
L’image nous donne les deux.
Peut-être que ce n’est pas incompatible ?
La perspective a un sens, pas seulement le sens toscan que lui donne Côme l’Ancien, mais un sens proprement philosophique. La perspective, comme l’a dit très bien Hubert Damisch, ça ne montre pas seulement, ça pense. [… ] Plus simplement, la perspective est la forme symbolique d’un monde d’où Dieu se serait absenté, et qui devient un monde cartésien, celui de la matière infinie. […] Pierre Francastel a proposé une autre interprétation dans son livre Peinture et société. Il dit qu’en fait, avec la perspective, les hommes du temps construisent une représentation du monde ouvert à leur action et leurs intérêts. C’est très intéressant car le point de fuite est la projection de l’œil du spectateur dans la représentation, et le monde s’organise dès lors en fonction de la position du spectateur. Il est construit pour le regard du spectateur qui ensuite doit bien sûr y prendre sa place. […] … je dirais que la perspective n’est pas une forme symbolique puisqu’elle changera de fonction, mais au 15e siècle en tout cas, elle signifie effectivement une vision du monde qu’elle construit. pp. 44-46
Daniel Arasse
Histoires de peintures
France Culture Denoël an 2004
Publié dans Général, Lecture
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Photo floue juste avant Minuit

Pleine Lune et Orage.
Je comprends son envie de promenade.
Le ciel est déchaîné.
J’ai peur de l’orage mais j’aime les feux d’artifice.
Lui aussi s’enfuit sous la pluie ?
Après minuit, il sera où ? Dans quel état ? Sous quelle forme ? Et pour faire quoi ?
Partie 3
Dans le calme des ténèbres, la grenouille, qui était avec nous se manifesta. Non qu’elle eût coassé, mais son existence, réveillée par celle du moineau, ne pouvait plus passer inaperçue. Nous étions avec la grenouille… elle était ici, avec nous, en face du moineau, cousinant avec lui dans le règne des batracho-moineaux, et cela m’évoquait ce glissement, cette déviation labiale… : le brelan moineau-grenouille-Catherette me poussait vers cet orifice buccal et transformait l’obscure cavité des buissons en bouche, agrémentée de cette coquetterie à la lèvre… de travers. p.66
Witold Gombrowicz, Cosmos, Éditions Denoël an 1966
Tags : rencontre, pellicule, pratique, marche, montagne, profil, pause, monde parallèle, errance, question, cartographie, sentiment op.86 an 2011
Publié dans Coïncidence, Général, Lecture
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Du ciel In between us
Seule la sensibilité saisit le signe en tant que tel ; seules l’intelligence, la mémoire ou l’imagination expliquent le sens, chacune d’après telle espèce de signes ; seule la pensée pure découvre l’essence, est forcée de penser l’essence comme la raison suffisante du signe et de son sens.
Être sensible aux signes, considérer le monde comme chose à déchiffrer, c’est sans doute un don. Mais ce don risquerait de rester enfoui en nous-mêmes si nous ne faisons pas les rencontres nécessaires ; et ces rencontres resteraient sans effet si nous n’arrivions pas à vaincre certaines croyances toutes faites.
Gilles Deleuze, Proust et les signes, PUF / Perspectives Critiques, Paris 1964, p. 121 et p.37
Une heure n’est pas une heure, c’est un vase rempli de parfums, de sons, de projets et de climats. Ce que nous appelons la réalité est un certain rapport entre ces sensations et ces souvenirs qui nous entourent simultanément — rapport que supprime une simple vision cinématographique, laquelle s’éloigne par là d’autant plus du vrai qu’elle prétend se borner à lui — rapport unique que l’écrivain doit retrouver pour en enchaîner à jamais dans sa phrase les deux termes différents. On peut faire se succéder indéfiniment dans une description les objets qui figuraient dans le lieu décrit, la vérité ne commencera qu’au moment où l’écrivain prendra deux objets différents, posera leur rapport, analogue dans le monde de l’art à celui qu’est le rapport unique de la loi causale dans le monde de la science, et les enfermera dans les anneaux nécessaires d’un beau style ; même ainsi que la vie, quand, en rapprochant une qualité commune en les réunissant l’une et l’autre pour les soustraire aux contingences du temps, dans une métaphore.
Marcel Proust, A la recherche du temps perdu – Le temps retrouvé, Éditions Gallimard, 1954, p. 250.
A ses pieds — au large sous son rocher — est-ce qu’elle faisait 15° aussi ?
Se souvenir que l’on connait la chanson que l’on aurait aimée monter avec.
Pour danser lentement.
Mais elle n’est pas encore sortie.
Publié dans Danse, Général, Lecture
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Des portes qui s’ouvrent

Le caractère le plus propre du cinéma est le montage, ou plutôt, quelles sont les conditions de possibilité du montage ? En philosophie, depuis Kant on appelle les conditions de possibilité de quelque chose les transcendantaux. Quels sont donc les transcendantaux du montage ? Il y a deux conditions transcendantales du montage, la répétition et l’arrêt.
Giorgio Agamben, Image et mémoire : Écrits sur l’image, la danse et le cinéma, Éditions Desclée de Brouwer, 2004, p. 90.
Au montage, on se sent enfin en sécurité. C’est le moment qui me semble unique au monde, que je ne retrouve pas dans la vidéo parce que là, on ne peut pas couper. Au montage, on a physiquement un moment, comme un objet, comme ce cendrier. On a le présent et le futur.
Jean-Luc Godard, « Le montage, la solitude et la liberté », conférence du 26 avril 1989
Car dans la méthode de Godard, il ne s’agit pas d’association. Une image étant donnée, il s’agit de choisir une autre image qui induira un interstice entre les deux. Ce n’est pas une opération d’association, mais de différentiation, comme disent les mathématiciens, ou de disparition, comme disent les physiciens…
Gilles Deleuze, L’image-temps, Les Éditions de minuit, 1985, p. 234.
Mais j’aimerais choisir plus lentement et être accompagné à ce moment-là. Pour ne pas choisir si vite, pour avoir le temps. Ce qui m’effraie quand je vois des gens monter, c’est la vitesse, que personne ne leur demande, mais personne… Ré-enrouler à toute allure, coller avec une violence absolument infernale. Alors que le montage c’est quelque chose de plus doux. Avoir le temps de respirer. Tout est là. Si ça pouvait rester à l’état de rushes [d’Atlas…] et que les gens puissent venir voir le film comme ça.
Jean-Luc Godard, « Le montage, la solitude et la liberté », conférence du 26 avril 1989
Si vous voulez, il y aurait une autre manière de fonctionner sur les CD-Roms qui est plus la possibilité de feuilleter, de trouver, de mettre un titre…, c’est comme un couloir avec des portes qui s’ouvrent, beaucoup de jeux se font de cette manière… Entre le jeu vidéo et le CD-Rom, il y aurait une façon de faire des films, qui seraient beaucoup plus près de Borges ou d’autres gens comme lui. Mais cela ne se fera jamais, on peut être tranquille…
Jean-Luc Godard, Archéologie du cinéma et mémoire du siècle, (avec Youssef Ishaghpour), Farrago, 2000, p. 32.
Publié dans Général, Lecture
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Histoire de parler
Du bas latin ecclésiastique parabolare, (« raconter des histoires »).
12 décembre 2014 oooooooooooooooooooo9 octobre 2014
Publié dans Général
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Bien sûr on ne sait jamais
J’ai compris.
Oui c’est là.
Exactement ça.
Là où ça manquait.
« Mouvement » ça ne se dit pas, ça se vit.
Des fois on (je) sait.
En tous les cas, on croit, on sent.
Parce que d’une autre manière, on pourrait dire aussi : « On ne sait jamais ».
Voici notre héritage romantique : trouver sans cesse à redire, sans mettre les trouvailles au service d’une technique, sans craindre que ces trouvailles fassent semblant d’aller seules leur chemin fictif, sans craindre, donc, qu’elles puissent s’emballer, s’emporter, et prendre ainsi de vitesse le récit qui les porte, et qui doit, absolument, les porter, les supporter. Relisez les anecdotes de Kleist, d’Arnim, ou d’Hoffmann : ce qui s’y invente fidèlement à Diderot, c’est la vitesse dans la fiction ; ce qui s’y refuse, par conséquent, c’est un langage toujours trop complice de la durée, nous condamnant au retard, ou à la succession ; ce qui s’y éloigne, c’est tout langage soumis aux modes temporels de tradition : soit l’instant romanesque (qui surgit d’une éternité jugée évidemment inaccessible), soit le développement dramatique (qui évolue à but fini, enchaîne les nombres, multiplie les cycles). L’invention romantique, du point de vue de la voix narrative, porte sur le temps dans le langage. Il s’agit de corriger la notation par le mouvement en vue du mouvement, de cumuler du simultané et du successif, de faire comme si le temps, dans les mille et une histoires qui se chevauchent, entrait et sortait de lui-même, sans s’écouler, sans créer avance ou retard, sans répondre à cette sorte de demande d’histoire-en-delai qui paraît régler toute narration. Il s’agit, autrement dit, et plus carrément, de fabriquer du sans délai : un récit hâtif, précipité ; un récit à fond de train. Cette fabrique, si l’on peut dire, n’est pas celle de l’obsessionnel (les romantiques ont peu de goût pour ces raccourcis que sont les sentences, les maximes, les aphorismes), mais celle, on n’aura pas cessé d’y revenir, de l’obstiné, de l’entêté (des premiers aux seconds romantiques, ce qui tient le mieux, finalement, c’est l’obstination fragmentaire). C’est dans cette fabrique que la narration romantique nous réapprend, aujourd’hui, de toutes les manières, à faire fantômes, et non époque (selon le mot heideggérien), et non symptôme (selon le mot lacanien). Et avec les fantômes, comme dit le conseiller Krespel, bien sûr, on ne sait jamais. Ou plutôt, on sait tout juste qu’il n’est pas question de gagner du temps (il ne manque pas, puisqu’il n’est pas compté), mais d’en venir à cette chose (la seule à s’écrire) qui fuit dans le temps. p.127-128
Daniel Wilhem
Les romantiques allemands
écrivains de toujours, an 1980
Publié dans Coïncidence, Lecture
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